Spectacles fixes

De l'autre côté...

Spectacle en extérieur (rue) et intérieur (salle).

Un lit d'enfant suspendu. En fond, une boîte à musique. On distingue des voix qui peu à peu se transforment comme si elles s'éloignaient, se distordent.... On entend le tic-tac d'une l'horloge... puis peu à peu on change de rythme.

Un drôle de personnage surgit, vêtu d'une redingote et tenant à la main, une montre géante, à gousset. Il traverse l'espace et fait des allers retours répétant inlassablement qu'il est en retard. Des cloisons se déplacent dans l'espace en suivant les mouvements de l'homme, puis s'immobilisent. Une jeune fille descend du lit à l'aide d'une échelle et essaye de le rattraper en vain. Ainsi débute son voyage de l'autre coté ...

De l'autre coté... Que se passe-t-il ? Que traduisent nos rêves si ce n'est ce désir de créer de l'impossible en étant soi-même extraordinaire et pourtant les peurs et les inquiétudes de ce monde nous rattrapent.
Ce voyage dans ce monde rêvé commence par une mise en abyme, des portes qui se succèdent et s'ouvrent sur des mondes éphémères, puis une gare, lieu encore de passage mais aussi d'anonymat, une valise qui devient soudain une maison de fortune. Arrive l'heure du thé, un rituel où chacun est prisonnier du temps, un monde clos ou la parole et les gestes se dérèglent. Puis le silence, les larmes dans lesquelles on peut se noyer. Mais la réalité revient avec autorité et son lot d'injustices au nom d'un ordre établi... par qui ?
Une reine qui n'en fait qu'à sa tête.

Si nous avons choisi de nous inspirer librement d'Alice, c'est que le texte de Lewis Carroll et les images qui en découlent, abordent des questions qui nous tiennent à coeur : le rapport au temps, le langage, ses codes et la question du sens, la justice et le pouvoir...

Scénographie
Le principe général de la scénographie repose sur un système de cloisons amovibles qui se transforment au gré des différents tableaux (murs et mobiliers, portes qui s'ouvrent et se referment : guichetiers de gare, jardin d'hiver, cartes géantes). Le décor change et évolue sous les yeux du public comme une sorte de ballet chorégraphique. Il se déplace dans le même mouvement que celui des comédiens, rendant imperceptibles les changements et créant un effet de surprise.

Création 2011 / Adaptation théâtrale en salle 2013
Equipe : 10 personnes
Jauge : 400 à 600 personnes
Espace scénique : 15 x 7 mètres
Durée : 45 mn