Spectacles Parcours

La cité utopique(s)

Spectacle parcours en intérieur. Nocturne ou diurne.

La cité utopique se présente sous la forme d'un parcours dont l'ascenseur est le noyau et l'élément central du dispositif scénographique. L'ascenseur devient un lieu d'intimité et de rencontre pour le public. Il est aussi le moyen d'accéder aux autres espaces de jeu, de voyager dans les différentes utopies.

La machinerie de l'ascenseur est en quelque sorte le coeur de l'ascenseur. Elle entre en scène, au moment de la panne. Le machiniste ouvre un passage de fortune dans la cloison de l'ascenseur pour que le public puisse accéder à la machinerie. Sans leur aide, l'ascenseur ne peut redémarrer. Le public découvre l'envers du décor. L'atmosphère est humide, les murs de bois et de tôle sont rouillés par le temps et l'eau suinte de toutes parts Des tuyaux, rouages et vieilles machines occupent pratiquement tout l'espace. Le public tente de se frayer un passage. Soudain l'espace s'éclaire et s'agrandit. Des mécanismes se mettent en route. Un castelet s'anime... Des trappes s'ouvrent laissant entrevoir les différentes parties du coeur de l'ascenseur, comme un corps désarticulé : une tête apparaît puis un buste qui respire par à coup et des mains qui jouent de l'accordéon. La machinerie se remet en route et le public peut reprendre son voyage après cette interruption momentanée.
Les étages sont annoncés dans les cartes en possession du liftier. À chaque étage, un univers et une utopie : pour l'archiviste, l'utopie se cache dans les rêves, il faut en prendre soin, les archiver d'une certaine façon, pour que chacun retrouve une place appropriée en lien avec ses rêves. Pour le réceptionniste de l'hôtel Utopia, l'utopie se trouve à la périphérie de la ville, à la frontière... il suffit de positionner son regard, à l'oblique, pour découvrir cet ailleurs. Pour la jeune fille à l'horloge, l'utopie est dans sa capacité de construire et déconstruire des mondes où tout est possible. Le cordonnier, personnage de l'absurde, cultive des chaussures dans son potager, l'utopie pour lui est dans la vision décalée du monde... Ainsi l'utopie revêt de multiples visages... Tous ces personnages ont une connaissance tangible de la cité utopique qu'ils nous font partager.

Le public découvre ainsi la Cité utopique au travers les récits et expériences de ces personnages croisés dans les étages. Au cours de ce voyage initiatique, chacun devient porteur de nouvelles utopies.
Le voyage se termine à l'entresol avec l'hôte. Pour le public, ce personnage raconte la mémoire du lieu et sa rencontre fortuite avec la Cité utopique(s). Ainsi comme à l'accoutumée, la compagnie s'inspire du lieu dans lequel elle intervient et en garde quelques histoires. C'est une façon pour elle d'être à l'écoute de son public et de créer des liens de connivence.

Création 2010
7 jours de spectacle minimum avec 3/4 représentations par jour.
Equipe : 10 personnes
Jauge : 12 personnes. soit 40 à 50 pers/jour
Lieux : espace d'environ 200 m2/ vide
Durée : 45 mn