Installations Éphémères

En intérieur

Méliades investit des lieux hors normes (appartements vacants de l'OPH, locaux municipaux, anciennes usines et friches industrielles) et les transforment, en récréant un univers imaginaire. A la fin de ces résidences, la compagnie propose une série de représentations avec son équipe dans les lieux métamorphosés.

Depuis 2006, la compagnie intervient notamment sur Aubervilliers dans le cadre de projets ANRU d'accompagnement social et sensible du renouvellement de l'habitat.
Voici quelques unes des installations visuelles, sonores et théâtrales, réalisées avec les habitants d'Aubervilliers :

J'ai pas d'amis (2011)
Ce projet s'inscrit dans une réflexion autour de l'espace public et l'espace privé avec des collégiens du quartier du Landy.
Invité dans le laboratoire du professeur émérite Armille spécialisé dans les rapports entre espace public et espace privé, le public découvre, impressionné, dans une première salle, deux « facebook » géants présentant deux cas d'étude opposés, puis dans la salle innovation, les derniers prototypes high-tech dont le journal intime automatisé. Dans la salle de communication, il assiste à une séance de décryptage en temps réel, présenté par l'équipe et enfin termine sa visite par la salle de décompression virtuelle dans laquelle un des assistants semble en difficulté.

L'ascenseur (2006 et 2009)
L'ascenseur de la Cité utopique a la particularité d'avoir l'âme voyageuse et de s'inspirer des lieux dans lesquels il a élu domicile .En 2006, Au 10e étage de la Cité Lénine, dans un appartement/atelier duplex, il accueille une laverie géante qui produit des rêves et de l'imaginaire. En 2009, au rez-de-chaussée dans un local technique de la cité Lénine, il rencontre l'archiviste qui connaît l'histoire véridique du buste de Lénine égaré dans les sous-sols. Nous retrouvons cependant des univers et personnages récurrents de L'ascenseur : l'hôtel Utopia et le réceptionniste, le potager à chaussures et le cordonnier, le machiniste et le coeur de l'ascenseur et enfin le liftier qui fait découvrir au public tous les étages.
Cette installation a donné lieu à la création du spectacle La Cité Utopique(s) en 2010.

La loge du 10e (2008)
Au 10e étage de la Cité Lénine, dans un appartement duplex s'est installée une nouvelle gardienne un peu particulière. En dehors du fait qu'elle héberge le petit immeuble du 7 de la rue Karman expulsé pour cause de réhabilitation du quartier, elle propose toutes une série de services pour les habitants de la Cité : salon de coiffure, couturier, guichet de métro, potager, courrier et correspondance en interne

Appartement témoin (2007)
Dans le cadre de la réhabilitation de la Cité Lénine, des travaux d'isolation et de plomberie sur l'ensemble des appartements ont été réalisés en 2007. Pour sensibiliser les habitants et accompagner ces travaux, l'OPH a ouvert un appartement témoin au 8e étage. La compagnie a proposé un deuxième appartement témoin au 4e étage, loufoque et décalé. Cet appartement avait la particularité d'être occupé par une famille un peu singulière : Le père instituteur avait aménagé son bureau dans le placard de l'entrée, la mère, passionnée de couture possédait une collection de vêtements propre à chacune de ses activités : le manteau poste, la robe rue, la robe métro, la robe salon, la robe ménage, et passait un temps infini à se changer à chaque déplacement. Les enfants projetaient leurs cauchemars sur les murs pendant leur sommeil. L'oncle s'était installé son studio radio en plein milieu de la cuisine et les meubles du salon d'une extrême timidité avaient la fâcheuse habitude de se coller au plafond à chaque visite.

Exemple de 4 installations :
J'ai pas d'amis
L'ascenseur
La loge du 10ème
Appartement témoin